Critères

5 critères de notation clé :

1.L’aspect du produit : L’esthétique et le fini du produit. Le visuel joue un rôle important, une partie de notre perception des saveurs étant influencée par la vue. Cependant, ce n’est pas le point essentiel de la notation. Ne perdons pas de vue qu’un dessert très beau peut se révéler décevant tout comme un gâteau un peu moins esthétique peut se révéler délicieux. L’idéal étant d’avoir le perfect match.

2. Les goûts : la cohérence avec les saveurs annoncées en boutique et la présence de tous les arômes. Mais aussi et surtout leur équilibre, leur harmonie et leur complémentarité. Le degré de sucre est également pris en compte tout comme l’originalité des saveurs proposées. Enfin, un soin tout particulier est accordé à la saisonnalité des fruits utilisés ainsi qu’à la fraîcheur des produits.

3.Les textures : la conformité avec la texture attendue : dictée par les fondamentaux de la pâtisserie/chocolaterie. Le jeu de textures, la gradation et l’harmonie en bouche.

4.Le  concept : Y a-t-il adéquation entre le positionnement, la démarche annoncée, l’image véhiculée et  le produit dégusté ?

5.Le rapport qualité / prix : Le prix proposé doit être cohérent avec l’offre, la technicité du produit, la qualité des produits utilisés et les autres acteurs de la scène sucrée.

 

 

 

 

 

Précisions utiles ou futiles : 

Je n’entends pas me démunir de ma propre sensibilité car la pâtisserie en perdrait tout son sens. Je la considère d’abord comme un vecteur d’émotions. C’est en alliant les techniques, et les fondamentaux immuables de la pâtisserie à une analyse goûts/textures et harmonie que je me remplis d’objectivité. Cependant, elle sera toujours teintée de subjectivité… C’est pourquoi,  je garde toujours en tête une phrase, criante de vérité, entendue de la bouche de Claire Damon : « On peut déguster un gâteau très bon mais qui ne correspond pas à notre envie du moment et dans ce cas l’alchimie ne se crée pas. » ; ce sont donc mes désirs de l’instant qui guident mes choix.

.Un  test non concluant ne remet pas en cause la qualité des autres produits disponibles et encore moins le travail fourni en amont pour les proposer. L’humain et les créations sont intimement liés mais il faut aussi savoir les dissocier. C’est pourquoi j’essaie de ne jamais rester sur une impression négative. Lorsque qu’un test est entièrement décevant je retente une seconde fois. Chacun sait que de nombreux facteurs peuvent jouer : période de rodage, aléas techniques…

Mais où sont les notes ? Je sais que cette question vous taraude. J’ai parlé de critères de notation mais jamais de notes. Et pourtant elles existent… pour moi seule. Je ne retranscris dans l’article qu’une notation iconographique moins précise et un avis sous forme de commentaire lettré. Pourquoi ? La pâtisserie doit rester un plaisir et les notes font état de sanctions qui ôtent toute cette magie. Tant qu’il ne s’agit pas d’un banc d’essai,  dont l’ADN est de noter et de classer, il n’y aura jamais d’appréciation chiffrée.